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Critiques de L'Héritage d'Hastur
Superbe ! Ce roman est particulièrement bon et est sûrement l'un des meilleurs
de la série. Comme la fin de l'histoire présentée est racontée dans L'exil de Sharra qui est aussi l'un des meilleurs romans de la série, le couple
constitue une perle. Au risque de me répéter, je dirai une fois de plus que ce
sont le caractère tragique et la psychologie très fouillée des personnages qui
rendent ce roman excellent. A mon avis, la grande force de Marion réside
justement dans ces deux points qui sont ici parfaitement illustrés (et
maîtrisés).
Qualité, Maturité, "Top Crédibilité"... (Jildaz Legendre)
J'ai été littéralement happé par ce roman : l'intrigue qui accroche jusqu'aux
dernières pages; des personnages extrêmement profonds et émouvants; une
politique ténébrane aux multiples agents antagonistes... Si vous en avez assez
de ces univers manichéens où les héros purs luttent pour faire triompher la
justice, MZB est faite pour vous ! Ici, les héros sont torturés, commettent
des erreurs, et leurs ennemis ne sont pas d'ignobles êtres démoniaques, mais
des êtres qui ont aussi leurs propres faiblesses. Indissociable de sa suite,
l'Exil de Sharrra , l'Héritage d'Hastur est à mes yeux l'un des tous meilleurs
romans de MZB. En un mot incontournable !
Intrigues et complots chez les Comyn... (Jean-Marc Suzzoni)
Je suis d'accord avec Jildaz, c'est encore un grand roman du cycle que cet
Héritage d'Hastur... qui ne peut se lire qu'avec sa suite l'Exil de Sharra,
réécriture de The Sword of Aldones.
On ne peut qu'apprécier les multiples complots et intrigues politiques à
tirroirs (dignes des tragédies antiques) que se livrent les familles comyns et
aussi les représentants de l'Empire Terrien.
On découvrira avec passion les denses histoires familiales des Ténébrans
(Celles des Alton, des Hastur ou des Aldaran) et des Terriens (on comprend
ainsi un peu mieux les multiples liens de la famille Montray avec les Aldaran,
cf l'Etoile du danger).
Ce roman comporte aussi toute une partie, importante, des us et coutumes de la
sociète ténébrane et du fonctionnement de certaines de ses institutions.
Mais c'est sans doute la partie concernant les descriptions fines des nombreux
personnages, complexes à souhaits, qui raviera le lecteur. Et d'ailleurs, cela
est vrai pour tous les personnages, même les seconds couteaux ou les simples
"faire valoir"... Par exemple, en quelques lignes et répliques MZB nous trace
le portrait de "père noble déçu et foudroyé par le chagrin" de Dom Felix
Syrtis, le père de Danilo, un des autres personnages principaux. Où, il ne lui
faut pas longtemps pour nous faire comprendre quel être torturé est Dyan, le
Régent d'Ardays.
Enfin, et c'est un des autres points forts du roman, celui-ci est tantôt écrit
du point de vue de Lew Alton, tantôt de celui de Régis Hastur, ce qui permet
de montrer des nuances dans l'évolution des intrigues.
Ceci ne doit toutefois pas nous faire apparaître les incohérences manifestes
qui existent justement dans le caractère de certains des personnages. Par
exemple, il n'y a plus rien de commun entre Kennard Alton, le jeune ténébran
avide de découvertes scientifiques de l'Etoile du danger, et le même Seigneur
Kennard Alton, vieillard tyrannique et plutôt amorti, plus occupé à ses
problèmes de statuts familiaux qu'à l'exercice de ses charges, ou à comprendre
son fils.
De même, commencent à apparaître de plus en plus les problèmes d'homosexualité
chez les personnages de MZB. Tous les personnages principaux de Ténébreuse
sont des inadaptés, des bâtards, des fils ou filles non-reconnus (nedesto dans
le langage ténébran), des demi-terriens en quête d'identité ou de statut
social, ou d'une place dans la socièté... C'est normal. Et dans la thématique
"de gauche" (ou disons "écolo-libérale") de l'auteur, c'est compréhensible. Ce
qui l'est moins et qui finit par devenir agaçant, c'est que l'inadaptation du
personnage est liée à une homosexualité latente qui finit par s'affirmer et
par triompher en fin de volume... Je connais un certain nombre de lecteurs et
de lectrices du Cycle de Ténébreuse que cela a fini par décourager...
De plus, certains personnages masculins, père ou grand-père des héros, dans
certains cas deviennent de plus en plus caricaturaux ainsi, Danvan Hastor,
ainsi Kennard Alton. Par bouffées, sans doute reviennent les problèmes
familiaux de la prime enfance de MZB.
Pour finir, parmi les défauts, je trouve que par moments, l'auteur manque de
souffle dans les descriptions de lieux et de sites. J'avais commencé par
mettre "sur grand écran" dans le titre de ma critique, et puis, à la façon
dont les scènes de la fin de Caer Donn sont décrites, j'ai retiré
l'expression. De même, les rares scènes d'actions ne sont pas des
réussites.
Mais, en dépits des critiques présentées ici, il faut lire L'Héritage d'Hastur.
fichier source (Dernière modification : Mer 21 Avr 1999 17:21:45)
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