Critiques des Héritiers d'Hammerfell
Un roman très faible... L'intrigue est cousue de fil blanc, et fait
penser à des dizaines d'autres romans. Même si un souffle épique incontestable
réhausse le niveau, je pense que ce roman est parmi les moins bons de la
série, sûrement même le plus mauvais.
Ce roman (très mineur) de la saga de Ténébreuse intervient après que Marion
Zimmer Bradley eut enfin été reconnue mondialement (hors du public limité de
la Science Fiction) par la publication de son premier roman "grand public" :
Les Dames du Lac et les Brumes d'Avalon (the Mists of Avalon, 1983), puis par
le second : la Trahison des Dieux (the Firebrand, 1986). Les romans
ultra-féministes, comme la Maison des Amazones et La Cité Mirage, sont loin et
oubliés, MZB revient nous raconter l'histoire de Ténébreuse avec des textes
plus modérés, tout public et pas seulement destinés à ses copines
lesbiennes...
On retrouve (enfin !) avec plaisir des personnages masculins qui ne sont ni
machos ni tarés... Une jeune femme peut épouser de sa volonté un homme plus
vieux qu'elle, pour donner des enfants à son clan, sans qu'on ait droit à
trois pages de tracts féministes. Finalement, on se plaint de ce que les
Héritiers d'Hammerfell soit un roman si court.
A l'Ouest de Ténébreuse, les vils mangeurs de brebis en veulent aux
gentils paysans... (Jildaz Legendre)
Et bien cette fois je ne suis pas vraiment d'accord avec Jean-Marc (chacun son
tour !). Je trouve l'histoire plutôt banale voire stéréotypée ! Je me suis
toujours demandé si ce bouquin était une production 'alimentaire' de MZB...On
est tellement loin des personnages attachants auxquels nous avait habitué
Ténébreuse, aux intrigues soutenues, aux rouages complexes des différentes
castes.
Au lieu de cela, on a droit à une resucée franchement moyenne de Roméo et
Juliette, mais cette fois rassurez vous les derniers des Capulet et des
Montaigü ne périront pas, mais vivront heureux et auront beaucoup d'enfants !
N'oublions pas l'aspect Western avec les bergers qui chassent les fermiers de
leurs terre, ça fait un drôle de mélange... La fin est à pleurer : tous, je
dis bien tous les personnages (y compris le méchant Storn et le fourbe
Scathfell qui a attaqué le bon roi Aidan Hastur) se réconcilient et deviennent
les meilleurs amis du monde ! J'ai bien essayé de prendre tout cela au
douzième degré, en vain...
Je trouve que la question peut se poser: MZB a-t-elle vraiment écrit ce livre
en 1985 après tant de bons romans ou est ce un vieux texte ressorti de
derrière les fagots ? On se croirait retourné à ses débuts, et c'est surtout de
la comparaison avec ses prédécesseurs dont souffre Les Héritiers
d'Hammerfell... A éviter à mon avis...
fichier source (Dernière modification : Mer 21 Avr 1999 17:21:45)
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