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Critiques de La Belle Fauconnière
Dans Hawkmistress!, Marion aborde une fois de plus les problèmes
liés à la condition féminine (c'est en fait le thème principal de toute son
oeuvre, dans Ténébreuse comme dans The Mists of Avalon).
Hawkmistress! raconte l'histoire d'une jeune noble, fille du Baron
Mac Aran, qui possède le don des Mac Aran, c'est-à-dire une empathie profonde
avec les animaux. Le baron est terriblement déçu par l'absence de Laran chez
son fils et par la présence de ce don chez sa fille. Cette erreur de la
nature, la féminité du garçon et la masculinité de la fille, constitue le
ressort de l'histoire. L'initiation de la jeune fille, son combat sonnent très
vrais, ce qui rend cette histoire attachante. Ce n'est sûrement pas le
meilleur roman de la série mais je le considère comme très agréable et
comme particulièrement représentatif de la pensée féministe de Marion. De
plus, quelques péripéties de l'histoire sont particulièrement importantes dans
l'histoire de Ténébreuse.
Oui d'accord, mais entre top et beurk, on se situe où ?
(Jildaz Legendre)
La Belle Fauconnière est un roman d'aventure très plaisant centré autour d'un
seul personnage (Romilly MacAran) que l'on suit à travers Ténébreuse tout en
découvrant un bon nombre de Ténébrans typiques qui gravitent autours
d'elle. Cette jeune femme est intéressante puisqu'elle ne se reconnait dans
aucune des deux castes de femmes présentées jusqu'à présent par MZB : bien
qu'elle ait fuit la caste Comyn et soit entrée dans l'ordre des guerrières de
la Sonorité de l'Epée, l'héroïne rejette aussi les limites que posent les
règles strictes de l'ordre : elle ne se retrouve ni dans la norme ténébrane de
femme "convenable" qui brode les coussins de son futur mariage puis passe sa
vie à enfanter des héritiers pour son mari, ni dans la dure guerrière
assermentée qui par antithèse doit se tenir à l'écart de tout homme fut-il son
frère.
Parmi les passages très réussis de ce roman, j'ai une préférence pour la
description de la maladie du seuil particulière au laran des MacAran :
l'empathie avec les animaux devient telle que l'héroïne vit et côtoie la mort
à travers eux...
Même s'il est moins psychologique qu'un tome comme La Tour Interdite, ce roman
ravira sans aucun doute les amateurs d'aventures.
Un vrai (et bon) roman d'aventures pour jeune fille, digne de la "Série
Verte" (Jean-Marc Suzzoni)
A cet intertitre accrocheur, j'aimerai glisser un point d'ironie, car c'est du
critique (moi, je... JMS quoi) dont je me moque. En fait je faisais référence
à la série de bouquins de la "Série Verte", mais les séries pour les filles
(Les "Alice" et autres "Isabelle") que je piquais à ma soeur, alors qu'elle me
fauchait mes "Michel"....
C'est en effet un excellent roman d'aventures que cette Belle
Fauconnière. Tous les personnages sont crédibles, même Le MacAran, le père de
l'héroïne (pour une fois, le père dominateur, macho de service, l'est pour une
cause réelle), même Luciella, la marâtre de Romilly (c'est d'ailleurs une
brave femme, que la seconde épouse du Seigneur MacAran). Il y a un bon nombre
de péripéties (et elles s'enchaînent bien). L'univers des Âges du Chaos est
finement détaillée : un univers moyenâgeux où on découvre l'organisation
ancestrale des Amazones : la Sororité de l'Epée. Enfin la description des
combats entre les partisans des deux Seigneurs Hastur est vue par Romilly
d'une façon assez semblable à celle de Fabrice del Dongo à Warterloo, ce qui
évite beaucoup de travail à MZB qui déteste toujours autant écrire les scènes
de combat (ou qui n'y arrive pas), mais cela est bien fait.
De plus que l'héroïne cherche une certaine perfection (qu'elle ne trouvera
sans doute jamais, mais seul le lecteur le sais) laisse ainsi une fin ouverte
que n'aurait pas reniée Jack Vance.
fichier source (Dernière modification : Mer 21 Avr 1999 17:21:45)
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