Critiques de La Cité Mirage
A la lecture du petit résumé qui précède, on pourrait penser que ce roman est
un excellent roman d'aventures... Et que je l'ai beaucoup apprécié. Et bien,
c'est non aux deux suppositions.
Le début de commence (bien) en effet comme un bon roman d'aventures en
montagne (après un petit cours sur les droits des couples homosexuels dans
l'Empire terrien !), mais qui finit par devenir lassant et répétitif : des
cols infranchissables mais franchis quand même; de la neige; des doigts gelés
et des pneumonies doubles. Ensuite, vers le milieu du texte, on vire
complètement vers une médiocre intrigue morale (Qui sera digne parmi les
aventurières d'aller étudier à la source de la sagesse ?), couplée à un
affrontement ridicule entre deux clans de leronis, en guerre depuis des
dizaines d'années, mais vivant à quelques kilomètres les unes des
autres...
Disons le sans détours, je me suis franchement ennuyé à la relecture de ce
texte. Et ce que je regrette le plus dans ce roman, c'est la mort de
Jaelle... Tellement mal mise en scène, en plus !
J'ai tout aimé sauf la fin ! (Jildaz Legendre)
L'histoire est cette fois axée sur deux thèmes : l'aventure des héroïnes
alpinistes en plein coeur des Hellers, et leur quête de sagesse auprès de
cette mystérieuse Noire Sororité. Comme à son habitude, MZB décrit
admirablement bien ses personnages et l'on retrouve avec plaisir les deux
héroïnes principales de La Maison des Amazones . On découvre aussi un peu
mieux Cholayna Ares la chef du renseignement terrien, et surtout Camilla N'ha
Kyria, la compagne `emmasca' de Margali, une femme torturée dans son âme et
dans sa chair.
Bien que ce roman soit d'un intérêt certain pour son côté aventure,
j'émettrais quelques réserves sur la quête de sagesse un peu trop mystique à
mon goût. MZB utilise le raisonnement cartésien de Cholayna Ares pour tenter
de mettre en valeur une sorte de philosophie assez peu crédible (ou du moins à
laquelle je suis hermétique!) et qui se résume souvent à un « vous êtes
ignorants mes enfants mais vous apprendrez... ». C'est particulièrement
flagrant dans le dernier chapitre qui à mon avis est de trop.
Malgré cette légère remarque de fond, La Cité Mirage reste pour moi un bon
roman qui tient une place importante dans le cycle.
fichier source (Dernière modification : Mer 21 Avr 1999 17:21:45)
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