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Les Prêtresses d'Avarra

par Guillaume Perrier

L'Ile du Silence

Un lieu retiré et austère

Pendant les Ages du Chaos et à l'époque des Cent Royaumes, la communauté des Prêtresses d'Avarra ou Sororité d'Avarra, vivait dans un lieu appelé l'"Ile du Silence" ou "Ile Sacrée" (cf. Le loup des Kilghard, page 192-215-363). Cette île se trouvait au centre du Lac du Silence, lui même encaissé dans une petite vallée d'un comté indépendant, voisin du royaume d'Asturias, le Marenji (cf. op. cit., page 194-195-196).

Les abords du Lac avaient des allures de marécage, plutôt "sinistre", où il régnait un "calme [...] surnaturel" (cf. op. cit., page 196-197). L'isolement de l'île en faisait un site privilégié pour la vie d'austérité et de réclusion que menaient les prêtresses.

Détails de l'Ile

L'Ile en elle même comprenait plusieurs bâtiments nécessaires à la vie domestique ou spirituelle des prêtresses :
  • plusieurs "maisonnettes", où vivaient les prêtresses (cf. op. cit., page 196)
  • un temple en forme de ruche, sans doute dédié à Avarra (cf. op. cit., page 301)
  • une salle à manger (une "grande bâtisse à colombage") (cf. op. cit., page 301)
  • une Maison des Malades, où les prêtresses officiaient à tour de rôle (cf. op. cit., page 303-304)
  • une Maison des Étrangers, où deux fois par décade, des femmes étaient admises pour exposer leurs problèmes (principalement liés à la stérilité) aux prêtresses (cf. op. cit., page 305).

Pénétrer dans l'Ile

Puisque les Prêtresses d'Avarra avaient choisi de se tenir à l'écart de la population en général et des hommes en particulier, on pouvait alors se demander ce qui les protégeait de la convoitise masculine. En fait, ces femmes étaient sous la protection de la "Grande Mère" Avarra, qui inspirait un profond respect mêlé de craintes superstitieuses (cf. op. cit., page 44-192). De plus, chez les prêtresses, la règle était de tuer tout homme posant le pied sur l'Ile (cf. op. cit., page 195).

Mais ces mesures dissuasives pouvaient ne pas décourager les hommes les plus téméraires. Aussi avaient-elles imaginé d'autres stratagèmes, plus efficaces et plus subtils :
  • des sables mouvants jalonnant les rives du Lac (cf. op. cit., page 198)
  • un sort avait été jeté sur les eaux, repoussant tout embarcation s'y engageant (cf. op. cit., page 203)
  • l'Ile était aussi protégée par une sorte de "barrage télépathique", faisant ressortir les peurs et les angoisses de l'intrus, qui n'avait d'autres choix que de s'enfuir, terrorisé (cf. op. cit., page 205)
Le seul moyen de pénétrer sur l'Ile, était d'utiliser la barque d'une vieille passeuse, que les prêtresses employaient pour traverser le Lac. Mais là encore, l'embarcation ne pouvait se rendre sur l'Ile que si les prêtresses y consentaient. Deux d'entre elles se rendaient matin et soir sur les rives du Lac, porter à manger à la passeuse (cf. op. cit., page 200-201-310).

Les Prêtresses

Description d'une prêtresse

Une prêtresse se vêtait essentiellement de noir. Elle se couvrait d'une cape noire à capuchon et d'une robe de la même couleur. "Elle portait une jupe noire, et un gros châle tricoté [...] sans aucun ornement, sur une chemise de lin brut. Elles était ceinte d'une cordelière multicolore à laquelle pendait une faucille à manche noire" (cf. op. cit., page 198-301).

Parfois son visage pouvait être dissimulé par une sorte de voile.

Rang dans la communauté

Chez les prêtresses, la hiérarchie s'établissait en fonction de l'âge, donc de l'expérience (cf. op. cit., page 303). Il y avait, par ordre hiérarchique&nsbp;:
  • les novices (sans doute de jeunes prêtresses encore inexpérimentées) (cf. op. cit., page 303)
  • les prêtresses guérisseuses (le rang le plus commun au sein de la communauté) :
    • de second rang
    • de premier rang (chargées de former les autres prêtresses). Pour passer d'une catégorie à l'autre, il fallait avoir un certain âge, ou une certaine expérience (cf. op. cit., page 304-305).
  • les Mères (prêtresses d'un grand âge, qui avaient une situation d'autorité sur l'ensemble de la communauté) (opinion personnelle) (cf. op. cit., page 305)

Devenir prêtresse

Pour devenir prêtresse, il fallait prêter leurs voeux, qui définissaient leur ligne de conduite. D'après ceux ci, les prêtresses étaient "mère, soeur et fille de toute les femmes..." (cf. op. cit., page 192). De plus, lorsqu'une femme prêtait les voeux, elle devait abandonner son identité passée (cf. op. cit., page 199).

Mais les prêtresses n'acceptaient pas les femmes ayant enfants ou parents à charge. Cependant, certaines femmes pouvaient "prêter serment en privé" à une Mère. Cela signifiait juste qu'elle croyait en la Sombre Mère Avarra, mais qu'elle n'appartenait pas aux prêtresses (cf. op. cit., page 362).

Guérisseuses avant tout

Le rôle des prêtresses était de servir Avarra (divinité ténébrane de la naissance et de la mort), tant sur le plan spirituel que matériel. Ainsi, parallèlement aux prières quotidiennes, les prêtresses soignaient et guérissaient de nombreuses femmes, grâce à leur grande connaissance des plantes et des herbes médicinales. Elles pouvaient guérir des maux tels que l'infertilité par exemple (cf. op. cit., page 196-200).

Des règles de vie très strictes

Comme dit précédemment, la vie des prêtresses était régis par tout une série de voeux, qui les confinaient dans une vie d'austérité, consacrée à la prière et à la chasteté (cf. op. cit., page 195-302). Voici d'autres aspects de leurs règles de vie :
  • elles devaient tuer tout homme posant le pied sur l'Ile (cf. op. cit., page 195)
  • elles priaient quotidiennement, au levé du jour et à la tombé de la nuit (cf. op. cit., page 196)
  • elles gardaient le silence la plus part du temps, surtout pendant les repas, à l'exception du petit déjeuner où les conversations étaient autorisées (cf. op. cit., page 196-302)
  • elles devaient aider au service des repas à tour de rôle (cf. op. cit., page 301)
  • il était interdit de prononcer le nom passé d'un membre de la communauté (cf. op. cit., page 303).
Les éventuelles transgressions à ces règles étaient punies par diverses formes de "pénitences" (cf. op. cit., page 303).

Pèlerinage en terre sainte

Si l'accès à l'Ile était refusé à tout homme, les prêtresses autorisaient, néanmoins, n'importe quelles femmes à y demeurer pendant la durée de leur choix, pour trouver un peu de réconfort, pour faire pénitence ou pour se recueillir dans le sanctuaire d'Avarra (cf. op. cit., page 195).

Durant leur séjour, ces femmes devaient porter les vêtements de prêtresse, "observaient la chasteté" et ne devaient adresser la parole à aucun homme. Après leur séjour, elles se devaient, également, de garder le silence sur ce qu'elles avaient vu (cf. op. cit., page 195-196).

En outre, beaucoup de femmes n'y allaient que ponctuellement pour prier Avarra ou ses servantes de leur apporter un remède divin contre les maux et les tragédies de l'existence (cf. op. cit., page 196).

Les prêtresses recevaient toutes ces femmes par charité, car elles étaient "tenues d'accorder assistance à toute femme qui la demande au nom de la Déesse", ignorant les erreurs passées de la plaignante (cf. op. cit., page 196).

Une population nécessiteuse

Les Prêtresses d'Avarra officiaient presque constamment dans l'Ile du Silence. Or, à cette époque, beaucoup de royaumes rivaux se livraient à des guerres extrêmement meurtrières tant du coté militaire que civil. Très rarement, les prêtresses quittaient leur Ile pour venir en aide aux populations, qui leur témoignaient une profonde déférence. Enfin, leur présence était synonyme d'espoir pour elles (cf. op. cit., page 364-371).


copyright 96-99 Guillaume Perrier
Version HTML par Fabrice Rossi (rossi@fr.darkover.org)

fichier source (Dernière modification : Mer 21 Avr 1999 17:21:45)