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La Garde de la cité de Thendara

par Guillaume Perrier

Histoire

Les origines de la Garde sont très anciennes, puisqu'elles datent de l'époque des Cent Royaumes. Sa création est le fait d'une des plus importantes familles Comyn (les Alton), qui la commande depuis lors de père en fils (cf. L'héritage d'Hastur, page 25). Cette Garde est basée dans l'antique cité de Thendara, la ville la plus importante de Ténébreuse.

Cependant, depuis l'époque du Pacte et des Guerres des Hastur qui réunifièrent les Cent Royaumes en Sept Domaines (cf. La maison des amazones, page 106), Ténébreuse n'a plus connu de conflits sérieux, cette Garde ne remplit donc plus qu'un rôle mineur, servant de "police métropolitaine" (cf. Soleil sanglant, page 99). Elle demeure cependant une des institutions les plus révérée de Ténébreuse.

Note de l'auteur

Je pense que la création de la Garde remonte à une époque où Ténébreuse était le théâtre d'une multitude de petits conflits entre royaumes rivaux ; le but étant de mettre au point une institution sûre capable de défendre la Cité et éventuellement de participer aux conflits.

Organisation

Hiérarchie

La garde est dirigée avec une autorité militaire stricte et donc hiérarchisée :
  • Le Commandant (traditionnellement un Alton) par exemple Kennard Alton (cf. L'héritage d'Hastur, page 25), puis Gabriel Hastur par la suite (cf. La chanson de l'exil)
  • Le Capitaine (Alton ou non) par exemple Lew Alton (cf. L'héritage d'Hastur, page 18) ou Commandant en second (cf. op. cit., page 64), durant 3 ans (cf. op. cit., page 204)
  • Le Maître des cadets par exemple Dyan Ardais (cf. op. cit., page 64)
  • Le Maître d'armes par exemple Domenic di Asturien (cf. op. cit., page 64) et son assistant (cf. op. cit., page 173)
  • L'officier de santé par exemple Maître Raimon (cf. op. cit., page 61)
  • Le Sergent (grade ouvert aux cadets de 3ème année) (cf. op. cit., page 82)
  • Les cadets (1ère année, 2ème année, 3ème année)
Le terme "Garde" regroupe les cadets ainsi que les soldats de la garnison (cf. op. cit., page 71).

Uniforme

L'uniforme standard de la Garde est noir et vert, aux couleurs de la famille Alton (cf. La chaîne brisée, page 140), de plus chaque garde porte sur sa cape les insignes de la Garde de la Cité (cf. L'héritage d'Hastur, page 15).

Servir dans la garde

Le service dans la Garde en tant que cadet est considéré comme un devoir traditionnel et imprescriptible pour tout héritier Comyn (cf. op. cit., page 56). Mais être à la fois cadet et Comyn est très dur moralement et demande beaucoup de volonté car, de part leur rang, ils se doivent de montrer l'exemple et d'exceller dans de nombreux domaines. Mais ils ne peuvent prétendre à aucun privilège que leur rang leur accorderait (cf. op. cit., page 89).

La Garde est ouverte aux jeunes nobles (Comyn ou non) de treize ou quatorze ans (cf. op. cit., page 16) et plus (Régis Hastur y entre à 15 ans ; ceci est l'âge le plus élevé précisé). Les jeunes ténébrans admis dans la Garde passent d'abord par le statut de cadet, et ce pour 3 ans. Ils deviendront donc cadet de 2ème année, puis de 3ème année, où ils ont le grade d'officier (sergent). Ils pourront ensuite devenir officier supérieur (cf. op. cit., page 156).

La vie de la Garde

Une saison dans la Garde

La saison dans la Garde commence à la mi-été, simultanément avec la saison du Conseil (cf. La chaîne brisée, page 140 ; L'héritage d'Hastur, page 11) et se termine en automne (cf. op. cit., page 185). Il ne faut pas oublier que les années ténébranes sont bien plus longues que les années terriennes (cf. La maison des amazones, page 299) ; une saison comprenant l'automne et une partie de l'été semble donc former un tout assez cohérent du point de vue de la durée.

L'appel

La saison commence avec la cérémonie traditionnelle de l'appel du premier jour (cérémonie assez longue) (cf. L'héritage d'Hastur, page 66), qui se déroule en fin de matinée dans le hall principal de la Garde (cf. op. cit., page 57) (qui semble très ancien), au premier niveau du Château Comyn. Les dépendances de la Garde (caserne, écuries, armurerie, terrain de parade) se situent à l'extérieur séparées de Thendara par une grille (cf. op. cit., page 62-63). Les officiers supérieurs se rassemblent, pour l'appel, sous un dais prévu à cet effet (cf. op. cit., page 65). Les soldats vétérans se placent selon leur grade et les cadets restent à l'écart (cf. op. cit., page 66). A l'aide des listes d'effectifs et des feuilles d'appels (cf. op. cit., page 61), le commandant lit le nom de tous les gardes (hormis les cadets), qui s'avancent au fur et à mesure devant lui, prononce un serment d'allégeance et l'informe "du nombre d'hommes armés, entraînés et équipés" qu'il peut fournir en cas de conflit (cf. op. cit., page 66). Le commandant possède également une liste d'état major où sont répertoriés les officiers supérieurs (Commandant, Capitaine, Maître des cadets) (cf. op. cit., page 64).

Après l'appel, le maître de cadets peut éventuellement faire une déclaration (cf. op. cit., page 67). La cérémonie se poursuit avec l'appel des cadets de 3ème année, de 2ème année, puis de 1ère année. Le commandant peut également leur faire un petit discours pour la forme (cf. op. cit., page 68). Si un cadet oublie de répondre à l'appel de son nom, le commandant doit suivre une très ancienne procédure destinée à ridiculiser un peu plus le Cadet devant ses camarades friands de ce jeu injuste. A la demande du commandant, le cadet doit s'avancer pour que tout le monde le voit et répéter son nom (pas son nom officiel, mais "cadet + nom de famille"), pour insister sur le fait que dans la Garde, aucun cadet n'a de titre, et que "cadet xxxx " est leur appellation générique. En dernier lieu, le commandant lui demande son âge et le cadet est sensé répondre : "xx ans, commandant" afin de se familiariser avec la hiérarchie militaire (cf. op. cit., page 69-70).

Les cadets

A l'issue de la cérémonie, le commandant remet les cadets entre les mains du Maître des cadets (cf. op. cit., page 71). Les cadets de 1ère année sont pris en charge par des cadets de 3ème année (cf. op. cit., page 78), et guidés vers la caserne et les dortoirs. Ces derniers ne dénotent pas dans l'atmosphère très austère et toute militaire de la caserne (cf. op. cit., page 80), ils sont apparemment très anciens. Quant aux lits qui se limitent à quelques planches et à un matelas de paille, ils ne donnent guère l'envie de s'y reposer (cf. op. cit., page 81). Les cadets ont néanmoins le privilège de venir à la caserne la veille de l'appel et de choisir leur lit, si piètre soit-il. Les cadets ont la matinée pour faire leur lit et ranger leurs affaires, leur uniforme ne leur sera distribué que le lendemain (cf. op. cit., page 80). On leur remet un "manuel des armes", et ils sont convoqués pour passer un test avec le maître d'armes (cf. op. cit., page 82), qui évalue leurs talents d'escrimeurs. Ce test peut s'effectuer la veille de l'appel du 1er jour, ou dans les quelques jours qui suivent. A l'issue de ce test, les novices dans l'art de l'escrime s'entraîneront 3 heures par jour (prises sur leur temps libre), les cadets plus expérimentés n'auront à s'entraîner que tous les 2 jours (cf. op. cit., page 83). La tenue d'escrime traditionnelle se compose d'un gilet renforcé, d'une épée en cuir et bois, d'une paire de gants, d'un masque et de chaussures spéciales (cf. op. cit., page 172 à 174). Les tests sont précédés d'un petit briefing individuel où les cadets sont mis en garde contre les effets nocifs de l'alcool, et contre les duels qui sont formellement interdits sous peine d'expulsion (cf. op. cit., page 89-162). Ces sanctions ont pour but d'apprendre aux cadets à se contrôler, car ils auront peut-être un jour entre leurs mains la vie de centaines d'hommes (cf. op. cit., page 168).

Afin de parfaire leur maîtrise, il existe une coutume dans les Gardes, concernant les Cadets de 1ère année. Etant entraîné au combat à mains nues, ils doivent constamment être sur leur garde ; aussi, pendant leur première saison, n'importe quel supérieur peut les attaquer par surprise, si possible, dans la salle de garde ou à l'armurerie, et les jeter à terre (cf. op. cit., page 20).

Les cadets de 1ère année (et peut-être ceux de 2ème année) sont soumis à des règles de vie très strictes, leurs biens sont si réduits qu'ils doivent apporter leurs propres draps (cf. op. cit., page 80-81). De plus, la nourriture du Mess est loin d'être fameuse (cf. op. cit., page 149). Ces privations visent à forger leur personnalité et à en faire de vrais soldats (cf. op. cit., page 175). Pour les cadets, la seule opportunité de bien manger se présente lors de la fête du solstice d'été, où tous les gardes et les cadets, "qui ne sont pas de service sont conviés et où un impressionnant buffet est dressé (cf. op. cit., page 125-126). Le reste de la saison, les cadets vivent à l'écart dans leur propre caserne et suivent une formation de base intensive pour apprendre le métier de soldat ; ils pourront par la suite intégrer les différentes unités de la Garde (cf. op. cit., page 69-69). Durant cette formation, les cadets auront l'occasion de se familiariser avec leurs futures responsabilités de soldat (cf. op. cit., page 18-118-156). Leur formation militaire n'exclut pas pour autant une certaine discipline domestique ; les cadets sont en effet passés en revue quotidiennement (cf. op. cit., page 97), et ceux de 1ère année sont chargés à tour de rôle du nettoyage de leur dortoir (cf. op. cit., pages 97-151), vérifié par un officier chargé de signer le rapport d'inspection (cf. op. cit., page 81-82-153). Comme on peut le voir, la formation des cadets est très intensive ; leurs seuls moments libres se trouvent après le petit déjeuner et le dîner (cf. op. cit., page 82-97), mais sont interrompus dans la soirée par un couvre feu qui précède le "Coucher" dans le Hall de la Garde (cf. L'exil de Sharra, page 29).

Assemblée disciplinaire

Il arrive parfois qu'un cadet commette une faute susceptible d'occasionner un renvoie, doublé d'une disgrâce si la faute s'avère trop grave. Le cadet disgracié est mis aux arrêts (cf. L'héritage d'Hastur, page 163). Pour suivre la démarche officielle, l'expulsion d'un cadet se fait lors d'une Assemblée disciplinaire (qui est assez rare, car les "offenses mineures" sont punies en privé). Elle se tient dans la hall de la Garde en présence des officiers (en grande tenue) (cf. op. cit., page 163), des gardes et des cadets (cf. op. cit., page 164). Lors de l'assemblée, le cadet disgracié doit s'avancer. Le commandant lui annonce, lisant un texte en Casta (langue officielle), qu'il sera "expulsé, disgracié, privé de tous ses honneurs et privilèges", qu'il sera dépouillé de son rang et déshonoré. Afin de concrétiser cette disgrâce, l'épée du cadet est brisée par le capitaine ou, plus vraisemblablement, par le commandant (cf. op. cit., page 165-166). Néanmoins, il existe, pour tout cadet, un processus d'appel officiel, s'il estime que la sanction est injustifiée (cf. op. cit., page 168).

Rôle de la Garde

L'un des rôles les plus représentatifs de la Garde de la Cité est la garde d'honneur. En effet, lors d'un sommet où d'une réunion officielle impliquant des personnages importants, la tradition veut que la délégation ténébrane soit "accompagnée" d'un petit détachement de Gardes de la Cité. Ce détachement se divise en deux groupes : une escorte (composée de soldats vétérans, chargés de protéger la délégation dans les rues de la Cité) et d'une garde d'honneur (destinée à accompagner la délégation pendant la réunion) (cf. op. cit., page 96). La coutume veut que le capitaine de la Garde entre le premier, l'épée au dehors. S'il ne voit aucune arme dans la salle, il peut alors rengainer. Puis la garde d'honneur entre (placée par le capitaine) et enfin les membres de la délégation, annoncés là encore par le capitaine (le régent>le commandant>...) (cf. op. cit., page 99-100). Lorsque tout le monde est installé, le capitaine tire à nouveau son épée pour saluer le personnage de plus haut rang des parties en présence (Roi ou régent puis légat) (cf. op. cit., page 101) ; il peut alors gagner sa place. Afin de préserver l'intégrité de la Garde, chaque soldat assistant aux débats est "tenu au secret par l'honneur" (cf. op. cit., page 96). C'est également à la garde d'honneur qu'il incombe de surveiller la Chambre de Cristal lors d'une session du Conseil Comyn et éventuellement d'intervenir s'il survient un événement perturbateur (cf. op. cit.). Enfin les Gardes de la Cité officiant au Château Comyn, peuvent improviser une garde d'honneur réduite afin d'escorter certains visiteurs de marque (cf. La maison des amazones, page 223).

Un avenir assuré

De nos jours (époque de L'héritage d'Hastur), certains membres très influents de la société ténébrane (Lerrys Ridenow) souhaiteraient que les prérogatives de la Garde se limitent à ce type de cérémonie. En effet, avec la disparition progressive des conflits armés de grande envergure et la construction de l'astroport (Port Chicago) près de Thendara, la garde est maintenant perçue comme un anachronisme flagrant dans une société féodale archaïque aux portes d'un empire galactique grand ouvert (cf. L'exil de Sharra, page 35). Néanmoins ces "laquais des terriens" demeurent une minorité, certe préoccupante, mais une minorité quand même, et la grande majorité du Conseil Comyn (Danvan Hastur, Dyan Ardais,...) souhaite que Ténébreuse conserve son identité culturelle et originale face à une société terrienne superficielle et standardisée. Ainsi la Garde de la Cité a perduré à travers les âges, de l'époque reculée des Cent Royaumes à l'Âge de Régis Hastur, et perdurera encore, sans doute, de très nombreuses années.


copyright 96-99 Guillaume Perrier
Version HTML par Fabrice Rossi (rossi@fr.darkover.org)

fichier source (Dernière modification : Mer 21 Avr 1999 17:21:45)